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Cette mère marocaine et sa fille sont les nouvelles vedettes d’Instagram aux Pays-Bas

Meryem et sa mère Najat ont marqué Instagram de leur empreinte en publiant certaines photos de mode les plus originales. Originaires du Maroc et vivant à Rotterdam, elles sont devenues les favorites du monde de la mode et de la communauté maghrébine en Hollande.

Quelle fille n’a jamais voulu s’habiller comme sa mère quand elle était enfant ? Dans ce cas, c’est la mère qui laisse sa fille l’habiller pour notre plus grand plaisir !

“Ma mère a repris mon compte Instagram, je ne suis ici que pour prendre les photos”, écrit @Meryemsfirst dans la bio de son compte Instagram.

En effet, Najate Leklye, 67 ans, est sans aucun doute la star du compte Instagram de sa fille. Rompant avec les stéréotypes qui entourent les femmes de son âge et de sa communauté, Meryem Slimani multiplie les poses et les codes vestimentaires, en s’assurant de correspondre à son hijab.

Dans un style streetwear, gangsta et Nike Air Max posent sur ses pieds ou dans des couleurs criardes, banane autour de la taille et superposition de bijoux en or à la manière d’un rappeur, Najate Leklye a du style et elle nous le prouve via le compte Instagram de sa fille.

Les deux femmes n’hésitent pas à montrer leurs racines marocaines. En plus des vêtements confortables et avant-gardistes que porte Najate, elle aime associer un caftan à une paire de baskets, et sort parfois de sa garde-robe ses vieilles pièces vintage des années 70 et 80, en les combinant avec une ceinture et des pantoufles traditionnelles marocaines.

Meryem, sa fille et complice qui a grandi au Maroc depuis l’âge de 4 ans, n’hésite pas à poser avec elle, en veillant à assortir sa tenue avec celle de sa mère, et en s’inspirant parfois des photos de Hassan Hajjaj.

Meryem Slimani, une Néerlandaise d’origine marocaine qui vit aujourd’hui à Rotterdam avec sa mère, a été repérée par le magazine Vogue et décrit le contexte de cette histoire unique.

  • “J’étais frustrée par les communautés Instagram. Je ne ressemblais pas aux filles des sites de vêtements de rue. Je ne ressemblais pas non plus aux filles qui avaient un langage corporel positif”, explique-t-elle.

Peu à peu, elle a pris l’habitude d’inclure sa mère dans son flux de photos, et ces images ont eu un grand succès. Non seulement sa mère est photogénique, mais elle participe aussi au jeu du relooking, rompant ainsi avec l’image traditionnelle des femmes âgées d’origine immigrée.

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“Sa génération de femmes marocaines, ainsi que les femmes immigrées, ne sont pas visibles, en particulier sur les réseaux sociaux”, explique Meryem.

Najate Leklye, ancienne enseignante au Maroc, est devenue un pilier de la communauté néerlando-marocaine depuis qu’elle s’est installée dans la petite ville de Schoonhoven en 1980, organisant des cours d’arabe pour les immigrants récemment arrivés qui n’avaient pas le même niveau d’éducation.

Elle a même été récompensée par la Reine des Pays-Bas pour son travail au sein de la communauté, notamment pour ses efforts visant à jeter un pont entre les communautés marocaine et néerlandaise.

Cependant, lorsqu’elle a été diagnostiquée d’un cancer du sein il y a quelques années, elle ne pouvait plus continuer à s’impliquer dans la vie communautaire comme elle l’avait fait par le passé.

C’est à ce moment précis que sa fille Meryem utilise Instagram pour occuper sa mère et lui permettre de se changer les idées.