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Etudiants en médecine : Enfin une solution

Après avoir boycotté les examens de fin d’année et maintenu la pression tout au long de l’été, les étudiants en médecine vont finalement passer leurs épreuves de rattrapage à partir du 20 septembre. C’est la fin d’un long feuilleton qui n’a que trop duré. Six mois après le début du boycott des cours, des stages […]

Après avoir boycotté les examens de fin d’année et maintenu la pression tout au long de l’été, les étudiants en médecine vont finalement passer leurs épreuves de rattrapage à partir du 20 septembre.

C’est la fin d’un long feuilleton qui n’a que trop duré. Six mois après le début du boycott des cours, des stages hospitaliers et des examens menés par quelque 18.000 étudiants en médecine générale, pharmacie, dentaire, la situation s’est enfin débloquée. En effet, les futurs médecins ont trouvé un accord, mercredi 28 août 2019, avec avec le ministère de l’Enseignement supérieur afin de regagner les amphithéâtres au plus tôt. Le procès-verbal détaillant l’accord a été signé par les doyens des six facultés publiques de médecine et de pharmacie, les doyens des deux facultés de médecine dentaire et les directeurs des centres hospitaliers universitaires. Les futurs médecins ont donc décidé d’annuler purement et simplement la marche nationale prévue le 1er septembre.

Pour le gouvernement, cet accord «permettra de répondre aux revendications pertinentes des étudiants et de mettre un terme aux grèves», précise le ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, lors d’un point de presse, tenu jeudi 29 août 2019, à l’issue du Conseil de gouvernement.

Nouveaux acquis
Tout s’est joué lors de l’assemblée générale des étudiants en médecine, organisée le lundi 26 août, durant laquelle la coordination nationale des étudiants en médecine du Maroc (CNEM) a exposé les propositions apportées par le ministère de l’Enseignement supérieur pour répondre à leurs doléances. Si 48% des votants ont finalement décidé de céder aux propositions du ministère géré par Saïd Amzazi, 52% étaient favorables à la poursuite du boycott, mais l’urgence de la situation -les examens de rattrapage commencent dès le 20 septembre– a poussé la CNEM à prendre ses responsabilités et aller à l’encontre de l’avis des étudiant afin d’acter cette sortie de crise d’autant plus que la principale revendication a été acceptée, à savoir que les étudiants des facultés privées ne passeront pas le concours d’internat au sein des facultés publiques.

Toutefois, les étudiants en médecine des facultés privés pourront passer le concours de spécialité, à savoir le concours de résidanat. Pour ce faire et vu le nombre limité de postes, qui ne suffit même pas pour les étudiants du public, le ministère de l’Enseignement a décidé d’augmenter les postes à hauteur de 150 places pour l’année en cours. Il a pareillement été décidé que les étudiants du privé ne passeront pas leurs stages hospitaliers au sein des centres hospitaliers universitaires (CHU). La tutelle devra donc leur trouver d’autres établissements.

Parmi les nouveaux acquis de ces étudiants, l’accord indique, entre autres, l’accélération des travaux du CHU de Tanger (avant la fin 2020) et de celui d’Agadir (avant la fin 2021), assurer l’encadrement des stages au niveau des CHU et des cabinets privés ou encore la suppression de la sixième année d’études en médecine dentaire jusqu’à ce que les conditions de formation durant cette dernière année soient dévoilées. Concernant le prochain semestre, des mesures «exceptionnelles» seront prises, notamment l’organisation des cours de rattrapage durant les deux premières semaines du mois de septembre, ainsi que le report du concours de résidanat de 2019, jusqu’à janvier 2020.

Source : Maroc-Hebdo par MOHAMED DAROUICHE