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Yassine Barkech Covid19

Face à face avec le Coronavirus : Il s’en est sorti vivant !

Je quitte l’hôpital après 5 jours de soins intensifs en cardiologie, toujours fatigué mais stabilisé, j’y ai échappé de justesse grâce au travail exceptionnel du personnel soignant.

J’ai été privilégié d’être dans les premiers touchés. Je n’étais pas dans le pic, les tests ont été faits tout de suite. Je ne sais pas si les réactions seraient les mêmes aujourd’hui que je quitte les services de soins, vu que les hôpitaux sont débordés.

Oui, il y a beaucoup de guérisons, on s’en remet, on s’en sort. Mais ça n’empêche qu’il ne faut pas mépriser ce virus, il est terriblement dangereux. Il ne faut pas le négliger.

Les symptômes ne sont jamais les mêmes d’un jour à l’autre. Il y a des jours où c’est essentiellement respiratoire, le lendemain c’est musculaire. Ce virus, il est violent, il est raide, il est dur. C’est loin d’être une simple grippe.

Brancardiers, aides soignant, infirmiers, médecins… Tous dans le même bateau mais sans vous le bateau sombrerait ! Je n’ai qu’un seul mot : MERCI . Ce n’est pas grand chose mais c’est la seule manière que j’ai pour vous aider et je reste chez moi sagement en pensant à vous qui n’avez pas le choix !

Vous êtes nos héros ! Nos combattants ! Nos soldats sur le front ! On va gagner j’en suis sûre ! S’en sortir sans sortir et en vous faisant confiance.

Brancardiers, aides soignant, infirmiers, médecins…

Merci pour votre travail en ces temps de Covid-19 mais aussi merci pour votre travail au quotidien dans des structures qui manquent de moyens financiers et humains.

Pour la suite, je vous souhaite d’avoir les moyens de vous reposer, de ne pas revenir sur vos jours de repos, de ne pas avaler en 2 minutes votre premier repas à 15 heures, d’arrêter de courir dans les couloirs des hôpitaux et des Ehpad.

Pour la suite, je vous souhaite que les citoyens gardent en mémoire leurs applaudissements et ne viennent pas aux urgences pour une entorse ou un nez qui coule.

Pour la suite, je souhaite que les gouvernements se rappellent que la santé n’est pas un bien marchand.

Pour la suite, je vous souhaite de continuer à être passionnés par vos métiers et à pouvoir les exercer dans de bonnes conditions. Merci pour hier. Merci pour aujourd’hui. Merci pour demain.

Written and lived by: Yassine Barkech