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La Banque Populaire lance un programme de microfinance pour les femmes marocaines

La Banque Populaire lance un programme de microfinance que pour les femmes marocaines

L’une des plus grandes banques du Maroc célèbre la Journée internationale de la femme avec un nouveau programme ambitieux visant à remédier au manque d’indépendance financière des femmes du pays.

La Banque Centrale Populaire (BCP) du Maroc a annoncé la création de “Gender Bond”, le premier projet de microfinance du pays destiné aux femmes.

L’annonce intervient à l’occasion de la Journée internationale de la femme, une célébration mondiale de la féminité et de l’identité féminine et un point focal du mouvement mondial pour les droits des femmes.

Son nouveau projet sera le fer de lance d’une nouvelle obligation subordonnée, mise en œuvre par la filiale de la BCP, Attawfiq Microfinance, qui sera donc dédiée au financement des femmes entrepreneurs et chefs de projet du Maroc.

Le nouveau “Gender Bond” de la banque basée à Casablanca suit une structure similaire au programme innovant d’obligations vertes de la BCP inauguré en 2017. Le projet, qui allie investissement traditionnel et durabilité, a permis d’obtenir près de 150 millions d’euros (1,6 milliard de dirhams) de fonds étrangers consacrés à des projets d’énergie renouvelable dans tout le pays.

La (BCP) espère que le projet de microfinance centré sur les femmes, marquera un pas dans la bonne direction pour améliorer l’indépendance financière et la mobilité des femmes du pays.

En 2019, l’indice de l’égalité des sexes des Nations unies a classé le Maroc au 121e rang sur 189 pays en fonction de facteurs tels que l’accès des femmes à l’éducation, le taux de mortalité maternelle et la participation à la vie active.

L’étude montre que les hommes marocains ont trois fois plus de chances d’avoir un emploi que les femmes du pays, tandis que les disparités sont encore plus grandes pour les postes de direction.

Seul un entrepreneur marocain sur dix est une femme, selon des chiffres récents de l’Association des femmes entrepreneurs (AFEM). Les résultats indiquent que les plus grands obstacles à l’entreprenariat féminin dans le pays sont les pressions sociales, les attentes familiales et le manque d’accès des femmes au capital de démarrage.