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Un député marocain soutient les libertés sexuelles et demande l’abrogation de la loi contre l’avortement

Balafrej appelle à modifier les articles qui criminalisent l’homosexualité, les relations consensuelles et l’infidélité conjugale.

Le député marocain Omar Balafrej de la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD), connu pour être un critique virulent de l’orientation du gouvernement, a partagé sa position sur les lois sur les libertés civiles.

Balafrej a critiqué la criminalisation de l’avortement et a appelé à l’abolition d’un certain nombre d’articles du code pénal qui s’opposent aux libertés individuelles et limitent la liberté d’expression. Il a déclaré qu’il réitérera son appel lors des prochaines discussions parlementaires sur d’éventuels amendements.

Les articles Belafrej appelle à criminaliser l’homosexualité, les relations consensuelles et l’infidélité conjugale.

Dans une vidéo en direct sur son Facebook, Balafrej a clairement exprimé sa position sur les amendements susmentionnés et a appelé à supprimer l’article 489 du code pénal marocain.

L’article 489 érige en infraction “les actes illégaux ou contre nature avec une personne du même sexe”. L’homosexualité est illégale au Maroc, elle est passible de 6 mois à 3 ans de prison avec une amende allant de 200 à 1000 dirhams.

L’article 490 punit toutes les personnes de sexe différent qui ont des rapports sexuels en dehors des liens du mariage. La peine varie d’un mois à un an de prison.

Balafrej a également déclaré que l’article 491 doit être modifié, qui punit toutes les personnes mariées reconnues coupables d’adultère d’un à deux ans d’emprisonnement. La poursuite ne s’exerce que sur plainte du conjoint offensé.

L’appel du député à des amendements intervient dans la controverse entourant la condamnation du journaliste marocain Hajar Raissouni à un an d’emprisonnement pour avortement et relations sexuelles prénuptiales.

L’avortement est illégal selon le Code pénal marocain. Les femmes qui avortent intentionnellement un enfant s’exposent à une peine de prison de six mois à deux ans et à une amende de 500 à 5 000 dirhams.

L’homosexualité au Maroc reste un sujet tabou et immoral. Il n’existe pas de loi protégeant la communauté LGBT au Maroc contre la discrimination ou le harcèlement.